Forbes – Février 2022

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Cette ancienne ballerine de l’Opéra de Paris ne vit que pour sa passion : la danse ! Elle lui doit beaucoup : des souvenirs heureux, des rencontres exceptionnelles et un caractère bien trempé, forgé dans la sueur et, parfois même, la douleur. Aujourd’hui, elle lui rend tout ça : productrice dynamique, elle fait briller les Étoiles et, du même coup, les regards de toutes celles et ceux qui se rêvent Nijinski ou Pavlova.

 

Cannes, le 14 août dernier… Dans les coulisses du Palais des Festival, à quelques minutes du lever de rideau, les danseurs de Dream, la création de Julien Lestel, l’un des meilleurs chorégraphes français, s’échauffent, s’étirent, s’encouragent. Tous ressentent alors une pointe de trac et une furieuse envie. Celle de retrouver la scène et les applaudissements du public dont, Covid oblige, ils ont été privés de trop longs mois. Mais en cet instant, il est une artiste pour qui l’émotion est encore plus forte : Alexandra Cardinale, la soliste invitée. Parce qu’elle se produit « à la maison » ou presque, dans la ville qui l’a vue naître et travailler ses premiers entrechats.

 

« Même si je l’ai quittée à onze ans pour rejoindre l’École du Ballet de l’Opéra National de Paris, cela me fait forcément quelque chose de revenir sur la Croisette. D’autant que ma ville natale fut aussi la terre d’accueil de l’une des plus grandes étoiles du XXe siècle : Rosella Hightower. »