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Nicolas Le Riche

Danseur Étoile
du Ballet de l’Opéra National de Paris

Nicolas Le Riche intègre en 1982 l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris, que dirigeait Claude Bessy. Durant les six années de son cursus le jeune danseur a pour Maître le Danseur Etoile Serge Peretti.

Nicolas Le Riche est engagé dans le Corps de Ballet de l’Opéra National de Paris en 1988, à l’âge de seize ans.
Il est promu Coryphée en 1989, Sujet en 1990 et Premier Danseur en 1991. Nicolas Le Riche est lauréat du prix du Cercle Carpeaux.

C’est à cette époque qu’il danse sous la direction de Rudolf Noureev, qui poussera son début de carrière en lui donnant les rôles de Mercutio puis de Roméo dans Roméo et Juliette.
Nicolas Le Riche est nommé Etoile par Patrick Dupond, le 27 juillet 1993, après avoir interprété le rôle du prince dans Giselle.

Nicolas Le Riche est l’un des partenaires de prédilection de Sylvie Guillem, avec qui il a très souvent dansé en France et à l’étranger, notamment dans Marguerite et Armand, ballet créé par Rudolf Noureev et Margot Fonteyn. Roland Petit crée pour lui en 1999 le ballet Clavigo et fera de Nicolas Le Riche l’interprète emblématique de sa pièce Le Jeune Homme et la Mort qu’il danse pour la première fois avec Marie-Claude Pietragalla. Nicolas Le Riche interprète les rôles classiques et contemporains, se refusant par ailleurs à établir un quelconque cloisonnement entre deux facettes d’un seul et même art.

Nicolas Le Riche s’est également produit sur la scène des plus grandes compagnies du monde comme le Bolchoï, le Mariinsky, le Royal Ballet de Londres, le Tokyo Theater ou le New York City Ballet.

Par ailleurs, il crée entre autres ses propres chorégraphies depuis 2001, tout en continuant sa carrière d’étoile de l’Opéra de Paris. En 2005, il crée Caligula, ballet en cinq actes sur la musique des Quatre Saisons de Vivaldi et un livret de Guillaume Gallienne où il s’inspire de la vie de l’empereur romain. En 2007, il conçoit pour l’Opéra de Paris un spectacle tout public mêlant danse, musique, peinture et photographie. Ce spectacle, baptisé Écho, a été présenté à l’amphithéâtre Bastille.

Le 31 décembre 2008, il reprend le rôle de soliste dans le Boléro de Béjart à l’Opéra de Paris. En 2009, il interprète le rôle principal pour l’entrée au répertoire de l’Opéra national de Paris du ballet La Troisième Symphonie de Mahler de John Neumeier. En 2009, il interprète le rôle d’Eugène Onéguine dans Onéguine de Cranko. En 2009, il aborde pour la première fois les rôles mythiques des Ballets Russes à l’Opéra de Paris : le Faune dans L’Après-midi d’un Faune, créé par Nijinsky, et Petrouchka dans le ballet du même nom.

En 2012, il interprète Rearray de William Forsythe sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées en compagnie de Sylvie Guillem. La même année, il danse Dances at a Gathering de Jerome Robbins et Appartement du chorégraphe suédois Mats Ek.
Pour la saison 2013-2014, il participe à la création de Saburo Teshigawara intitulée Darkness Is Hiding Black Horses8 et interprète aux côtés d’Aurélie Dupont, Le Parc de Angelin Preljocaj, puis Mademoiselle Julie de la chorégraphe suédoise Birgit Cullberg. Nicolas Le Riche fait partie des nominés des National Dance awards 2014, grâce à sa prestation dans Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit avec l’English National Ballet.

En avril 2014 commence la tournée française de son propre spectacle Itinérances accompagné de Clairemarie Osta, Eleonora Abbagnato, Russell Maliphant et Isabelle Ciaravola. Spectacle durant lequel seront interprétés cinq œuvres : Critical Mass et Shift de Russell Maliphant, Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit, Annonciation d’Angelin Preljocaj et Odyssée (Pas de Deux chorégraphié par Nicolas Le Riche lui-même).

Nicolas Le Riche aura également dansé avec les plus grandes étoiles de l’Opéra de Paris comme Elisabeth Platel, Marie-Claude Pietragalla, Aurélie Dupont ou Marie-Agnès Gillot. Néanmoins il entretient un partenariat privilégié avec Sylvie Guillem.

Danseur virtuose, pourvu d’une technique affutée et d’une puissance de saut impressionnante, Nicolas Le Riche est également un interprète sensible choisi par les plus grands chorégraphes de notre siècle, évoluant aussi bien dans le répertoire classique qu’en danse contemporaine.

Guillaume Gallienne, ami du danseur, dira :
« Il bondit comme un tigre, vole comme un ange et atterrit comme un chat. »
Grand passionné de musique, affichant des goûts très éclectiques, allant du classique à la pop, il se produit d’ailleurs sur scène en novembre 2012 lors d’un concert de Mathieu Chedid, joue de la guitare, de la clarinette et s’adonne à l’aquarelle.

Le 9 juillet 2014, il fait ses adieux à la scène de l’Opéra de Paris à 42 ans, l’âge de la retraite pour cette maison.
Ses adieux donnent lieu à une soirée exceptionnelle dont le seul architecte est Nicolas Le Riche lui-même. Elle est composée de ballets dansés dans leur intégralité – Le Jeune Homme et la Mort (Petit), L’Après-midi d’un Faune (Nijinski) et le Boléro (Béjart) – et d’extraits : Suite of Dances de Jerome Robbins, Caligula de Le Riche, Raymonda de Rudolf Noureev, Les Forains de Roland Petit, Le Bal des Cadets de Lichine. Ses ballets ont marqué la carrière du danseur durant ses 24 années au sein de la compagnie parisienne.

La soirée est également marquée par la venue d’invités spéciaux, amis de Nicolas Le Riche : Guillaume Gallienne lit un texte en hommage au danseur, Mathieu Chedid interprète à la guitare la partition de Suite of Dances sur la scène de l’opéra Garnier et Sylvie Guillem rejoint Nicolas Le Riche lors du salut final. La soirée se clôture par une standing ovation de plusieurs dizaines de minutes.

En 2015, Nicolas Le Riche crée et dirige avec son épouse Clairemarie Osta L’Atelier de Arts Chorégraphiques (LAAC) au Théâtre des Champs Elysée.

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